Aquarius : tout nous oblige

C’était prévisible. Écrit. Cela a eu lieu. Le navire de sauvetage en mer Aquarius, affrété par les ONG « Sos Méditerranée » et « Médecins sans frontière », a dû à nouveau quémander auprès des Etats européens un port d’accueil pour les 141 réfugiés à son bord.

141 personnes, pour plus de la moitié des enfants, dont la majorité vient de Somalie et d’Erythrée faisant d’elles des réfugiés de guerre. 141 personnes qui ont fui la mort, qui ont tout risqué dans des embarcations de misère et qui, à peine sauvées par l’équipage de l’Aquarius, se sont vu errer aux frontières d’un continent de 500 millions d’habitants…

Quelle image l’Europe a-t-elle donnée d’elle même avec ses dirigeants fermant leurs ports et en même temps faisant assaut médiatique de leur humanité ? L’incurie des gouvernements et de l’Union européenne doit cesser.

Le Gouvernement français discute avec des Etats membres, nous a-t-on d’abord dit. Puis, après que Pedro Sanchez, à la tête d’un gouvernement progressiste en Espagne fort de son action de juin dernier, s’est employé à débloquer une situation qui était verrouillée, nous avons appris que la France accueillerait finalement 60 de ces réfugiés. Si c’est un soulagement, comment ne pas voir que le président de la République a, une nouvelle fois, refusé d’ouvrir nos ports ? Comment oublier qu’il y a quelques semaines, déjà confronté à la même tragique situation, le président de la République avait invoqué le droit maritime pour se défaire de ses responsabilités et refuser de venir en aide ?

Comment ne pas être atterrés lorsqu’aujourd’hui ce sont la droite et l’extrême droite de notre pays qui, dans un mimétisme peu surprenant, reprennent ce faux argument du droit maritime pour justifier à leur tour leur refus d’accueillir ces réfugiés ? Ainsi, cela aurait été à la Tunisie de recevoir l’Aquarius alors que le pays des droits de l’Homme serait resté les bras ballants…

Ce n’est plus tolérable. Le gouvernement français, comme tous ceux qui choisissent l’inertie et la fermeture, qui multiplient les signaux contradictoires pour refuser d’assumer nos devoirs, qui nient la nécessité de s’organiser durablement, deviennent les complices tant de ces drames que des inacceptables discours nationaux populistes. Ceux-là mêmes qui fleurissent actuellement en Europe, ceux-là mêmes qui sont tenus en Italie et qui se nourrissent d’une absence d’accueil équitable, organisé, justement réparti.  Pour tuer les fantasmes de submersion, de petits Calais qui se multiplieraient partout, il faut en finir avec les improvisations successives.

Ce que les tenants du refus veulent éviter à tout prix, c’est un précédent. Et bien justement, parce qu’il y aura d’autres Aquarius, nous, élus socialistes, nous entendons construire ce précédent. Sciemment. De façon réfléchie et organisée car c’est ce précédent qui ouvrira la route à une réponse pérenne. Nous n’acceptons pas de détourner le regard et de laisser les extrémistes et les populistes pérorer.

C’est désormais à l’Europe de se hisser à la hauteur des enjeux. C’est donc aux gouvernements qui entendent la défendre de prendre des initiatives. Il ne s’agit plus de trouver une solution à la crise du jour par une répartition aléatoire de l’accueil reposant sur le bon vouloir ponctuel de quelques Etats comme cela a été le cas. Il ne s’agit pas davantage de maintenir le système né de l’accord de Dublin qui fait reposer sur quelques pays une réponse qui doit être collective. Non.

Une liste de ports de destination, situés dans plusieurs pays du bassin méditerranéen et équipés à dessein, doit être arrêtée. Une proposition ambitieuse de répartition des demandeurs d’asile entre pays de l’Union doit enfin être lancée. Une réponse concertée, systémique et solidaire doit être mise en œuvre sans autre délai.

Dans cette réponse, l’ensemble des collectivités, les associations, les citoyens doivent prendre et prendront toute leur part. Aujourd’hui, nous appelons le chef de l’État à porter une voix forte et ambitieuse à l’échelle européenne, et le gouvernement à saisir enfin la main que nous lui tendons depuis des mois pour organiser dignement et efficacement la réponse à cette crise migratoire dans nos territoires.

Ce macabre feuilleton doit prendre fin. Responsabilités politiques, obligations légales, impératifs moraux, inaliénable fraternité, tout nous oblige.

Le temps est venu d’être à la hauteur.

Premiers signataires :

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Nathalie Appéré, maire de Rennes

Martine Aubry, maire de Lille

Michel Bisson, président délégué de Grand Paris Sud et maire de Lieusaint

Romain Colas, maire de Boussy-Saint-Antoine

François Cuillandre, maire de Brest

Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse

Carole Delga, présidente de la région Occitanie

Sylvie Guillaume, députée européenne

Anne Hidalgo, maire de Paris

Pierre Jouvet, président de Porte DrômeArdêche

Matthieu Klein, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle

Stéphane Le Foll, maire du Mans

François Rebsamen, maire de Dijon

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen

Johanna Rolland, maire de Nantes

Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis

Boris Vallaud, secrétaire national à l’Europe

Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre

Sébastien Vincini, conseiller départemental de la Haute-Garonne

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L’eau pour toutes et tous à Nice

La Ville de Nice a coupé l’eau de la fontaine de la Place du Pin pour éloigner les SDF, prétextant d’une demande de commerçants du quartier en raison des nuisances que leur présence provoquerait. En réalité, la très grande majorité des commerçants et restaurateurs sont opposés à cette fermeture et demandent simplement des mesures accrues de propreté et de sécurité.

On éloigne les pauvres, on ne combat pas la pauvreté. 
L’eau, c’est la vie. Couper l’accès à l’eau potable est inacceptable. Il ne s’agit de pas de positionnement politique mais du respect des conditions minimales d’existence.

Nous sommes, de plus, en alerte canicule et il est fortement recommandé à tous de s’hydrater au maximum. Couper l’accès à l’eau potable durant une alerte canicule, quel que soit le prétexte, est un acte irresponsable, contraire à la santé publique et à l’intérêt général.

Nous, riverains, associations, partis, syndicats, demandons :
– Le rétablissement en urgence de l’eau potable pour tous partout dans la ville
– La fin des mesures discriminatoires prises à l’encontre des SDF (arrêté anti-mendicité, mobilier urbain anti-SDF, insuffisance programmée des places d’hébergement d’urgence, suppression progressive des toilettes et douches publiques gratuites, etc.) et, au contraire, une réelle concertation et des mesures concrètes pour assurer des conditions d’existences dignes aux personnes en grande précarité à Nice : SDF (notamment les femmes), Roms, travailleurs pauvres, personnes âgées précaires, etc. 


Nous demandons également au Maire de Nice de bien vouloir nous recevoir pour faire toute la lumière sur ces mesures discriminatoires et œuvrer de façon constructive à l’amélioration des conditions de vie des personnes en grande précarité à Nice.


Enfin, nous demandons au Préfet des Alpes-Maritimes de faire respecter les mesures de santé publique en cas de canicule partout dans le département : à Nice comme ailleurs et sans aucun délai.

Premiers signataires : Les Amis de la liberté, Attac Antibes, Café suspendu Nice, la CGT 06, Convergence Services Publics, EELV 06, Ensemble ! Nice, France Insoumise, France Insoumise Migrants et Réfugiés, la FSU 06, Génération-s 06, la LDH section Nice, le Mouvement pour la paix 06, le MRAP, le NPA 06, Nice au Cœur, le PCF 06, le PS 06, le Parti de Gauche 06, RESF 06, le SAF Section Nice, Solidaires 06, Tous citoyens !

Le Parti Socialiste, le Parti Communiste et la France Insoumise déposent une motion de censure commune

Ce vendredi 27 juillet, les députés Insoumis, communistes et socialistes ont déposé une motion de censure commune contre le gouvernement sur l’affaire Benalla.

Voici le texte de la motion déposée :

Notre pays traverse une crise politique qui révèle des dysfonctionnements graves au sommet de l’État et au cœur des institutions républicaines. Les auditions des commissions parlementaires et les révélations de la presse attestent de la dérive autocratique et du sentiment d’impunité qui prévalent au plus haut sommet de l’État.

Des employés de l’Élysée, collaborateurs de la Présidence de la République, ont participé à des opérations de police le 1er mai 2018, indépendamment de la hiérarchie préfectorale et policière, en usurpant insignes et fonctions et en faisant preuve d’une violence intolérable à l’égard de citoyens.

Malgré l’illégalité de ces actes, les responsables informés n’ont pas jugé bon d’en référer au procureur de la République comme le leur impose pourtant l’article 40 du Code de procédure pénale. Il apparaît donc que plusieurs responsables au plus haut niveau de l’État ont tenté de dissimuler volontairement des faits qui auraient dû être signalés à l’autorité judiciaire. Ces faits ne peuvent laisser le Parlement indifférent, au moment où le pouvoir exécutif entend de surcroît diminuer ses capacités d’initiative, d’évaluation et de contrôle. Ces circonstances exceptionnelles soulignent combien la teneur du projet de réforme constitutionnelle défendu par la majorité n’est pas à la hauteur de la crise des institutions de la Ve République.

 

Ces faits interrogent les habitudes du président de la République en matière de sécurité, la pratique gouvernementale en matière d’ordre public, et plus généralement une pratique du pouvoir et des institutions. Ils fragilisent l’autorité de l’État. Ils expriment une irresponsabilité assumée du pouvoir alors que le Premier ministre, selon l’article 21 de la Constitution, assure l’exécution des lois et dirige l’action d’un Gouvernement qui comprend le ministre de l’Intérieur.

 

Pendant une semaine, le Premier ministre a refusé de s’exprimer devant l’Assemblée nationale, alors qu’il est responsable devant elle selon l’article 20 de la Constitution. Il a notamment décliné les sollicitations émanant des groupes parlementaires, en vertu de l’article 50-1 de la Constitution.

 

Enfin, cette crise au sommet de l’Etat a atteint l’Assemblée nationale au lendemain de l’intervention du Président de la République devant sa majorité. Depuis, les députés de la République en Marche ont fait obstruction au bon fonctionnement de la commission d’enquête parlementaire, mise en place grâce au volontarisme des groupes d’opposition. Cette commission d’enquête a été verrouillée de telle manière que ses travaux ne permettent pas de faire émerger la vérité.

 

La confiance que le peuple doit accorder au Gouvernement et dans ses institutions est donc compromise.

L’Assemblée nationale doit pouvoir s’exprimer sur la responsabilité du gouvernement et lui retirer la confiance que son comportement a rompue.

Ils ont menti pour se protéger, nous avons cherché la vérité, ils ont refusé de s’expliquer, il ne nous reste plus qu’un moyen : la motion de censure que nous déposons en vertu de l’article 49-2.

 

Les signataires :

André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon, Valérie Rabault, Clémentine Autain, Joël Aviragnet, Ericka Bareigts, Marie-Noëlle Battistel, Huguette Bello, Ugo Bernalicis, Gisèle Biémouret, Christophe Bouillon, Jean-Louis Bricout, Moetai Brotherson, Alain Bruneel, Marie-George Buffet, Luc Carvounas, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Alain David, Pierre Dharréville, Jean-Paul Dufrègne, Laurence Dumont, Elsa Faucillon, Olivier Faure, Caroline Fiat, Guillaume Garot, David Habib, Christian Hutin, Régis Juanico, Sébastien Jumel, Marietta Karamanli, Bastien Lachaud, Jérôme Lambert, Michel Larive, Jean-Paul Lecoq, Serge Letchimy, Josette Manin, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Mathilde Panot, George Pau-Langevin, Stéphane Peu, Christine Pires Beaune, Dominique Potier, Loïc Prud’homme, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Fabien Roussel, Sabine Rubin, François Ruffin, Hervé Saulignac, Gabriel Serville, Bénédicte Taurine, Sylvie Tolmont, Cécile Untermaier, Hélène Vainqueur-Christophe, Boris Vallaud, Michèle Victory, Hubert Wulfranc.

Le Parti socialiste propose une motion de censure à l’ensemble des groupes d’opposition de gauche à l’Assemblée nationale

Face à l’ampleur de la crise créée par « l’affaire Benalla » et compte tenu de la gravité des faits, le Parti socialiste réuni en Bureau national extraordinaire, a décidé de présenter une motion de censure contre le gouvernement.

En cherchant à étouffer les actes de M. Benalla, puis en organisant un mensonge d’État, puis en orchestrant le verrouillage les travaux de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le Président de la République, avec le soutien de son gouvernement, a mis en péril le fonctionnement de nos institutions.

Le Parti socialiste proposera demain aux groupes d’opposition de gauche à l’Assemblée nationale de déposer ensemble une motion de censure.

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[COMMUNIQUE DE PRESSE] Martine Landry : étonnant revirement du Parquet

COMMUNIQUE DE PRESSE

Martine Landry : étonnant revirement du Parquet

C’est avec une certaine stupéfaction que nous apprenons aujourd’hui la décision du Parquet de faire appel de la relaxe de Martine Landry prononcée le 13 juillet dernier.

En effet, ce même Parquet, constatant son impuissance à prouver la véracité des faits reprochés à Mme Landry, avait lui-même requis la relaxe lors de l’audience du 30 mai dernier.

Ce revirement, en plein cœur de l’été, laisse à penser que l’exécutif, malgré la récente décision de Conseil Constitutionnel sur le « délit de solidarité », continue son offensive sur les militantes et les militants des Droits de l’Homme.

Nous serons bien évidemment présents, aux côtés des militants d’Amnesty International et de l’Anafé, pour exprimer notre soutien à Martine Landry et à toutes celles et ceux qui se battent pour la dignité des Hommes et des Femmes.

Xavier GARCIA
Premier Secrétaire Fédéral

Le Parti Socialiste participera à la marche pour Adama Traoré

Le Parti socialiste participera à la marche organisée ce jour à Beaumont-sur-Oise pour la mémoire d’Adama Traoré, disparu tragiquement il y a deux ans.

Représenté par le Secrétaire national Stéphane Troussel, le Parti socialiste s’associe ainsi à la demande du collectif pour que l’enquête puisse maintenant délivrer ses conclusions et faire enfin la vérité sur les circonstances de la mort du jeune homme en juillet 2016.

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Revue de presse : 07 et 08 juillet 2018

Dans l’édition de Nice-Matin du 7 juillet, Fouzia Ayoub s’étonne du partenariat entre la Régie Lignes d’Azur et .. UberDans l’édition du 8 juillet, Stéphane Gauthier réagit à l’adoption de la loi sur les « fake news » adoptée en catimini par l’Assemblée Nationale. Pour rappel cette disposition permet au gouvernement de demander la suppression d’un article jugé par lui-même comme répandant une fausse nouvelle.Le même jour, Xavier Garcia rappelle la duplicité des cadres LR, qui après avoir fait supprimer 13000 postes de policiers quand ils étaient au pouvoir, s’indignent désormais des conditions de travail de ceux-ci.Enfin la Fédération des Alpes-Maritimes  salue l’ouverture des élus Cannetans dans le cadre de l’organisation de la Fête de la Rose le 20 octobre prochain.