Parcoursup : une loterie qui renforce les inégalités sociales

Aujourd’hui, depuis 18 heures, près de 400 000 futurs bacheliers et étudiants se retrouvent sans réponse à leurs vœux. Cela représente environ 50 % des candidats inscrits à Parcoursup, la nouvelle plateforme d’accès à l’enseignement supérieur. Ce chiffre extrêmement préoccupant plonge des centaines de milliers de familles, parents et lycéens, dans l’attente angoissée et incertaine du résultat en pleine période de préparation du baccalauréat.

Le Parti socialiste partage leurs préoccupations et exige du gouvernement des réponses. Avec cette réforme, le gouvernement a suscité des attentes légitimes. Cette réforme, précipitée et sans moyens suffisants, ressemble à bien des égards à une gigantesque improvisation.

Cette sélection se fait dans une totale opacité, les critères différant d’une université à l’autre.

Avant, les étudiants choisissaient leur formation. Désormais, ce sont les formations qui choisissent leurs étudiants. Pour la première fois, l’obtention du baccalauréat n’est plus un passeport pour l’enseignement supérieur.

Le Parti socialiste dénonce l’abandon de l’ambition républicaine d’une université pour tous. La priorité n’est plus donnée à la démocratisation de l’enseignement supérieur. Parcoursup, loin de réduire les inégalités sociales, les renforce en opérant une rupture dans l’égalité républicaine entre les candidats à l’enseignement supérieur.

Le Parti socialiste déplore l’organisation de cette grande loterie à l’échelle nationale qui transforme le parcours de l’étudiant en parcours du combattant.

Olivier FAURE
Premier secrétaire du Parti socialiste et Député de la 11ème circonscription de Seine-et-Marne (77)

Jean-Marc GERMAIN
Secrétaire national à l’école, formation tout au long de la vie, culture et éducation populaire

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Décès de Maya Jribi, ancienne Secrétaire Générale d’al-Joumhouri et du Parti Démocratique Progressiste (PDP) tunisien


Photo : Wikimedia Commons

C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Maya Jribi, infatigable militante pour les Droits de l’homme en Tunisie. La Fédération Des Alpes-Maritimes présente ses sincères condoléances à tous ses proches, en particulier à notre camarade Slah Jeribi.

« Je présente  mes sincères condoléances à la famille de Maya Jeribi. Mes condoléances particulières à mon ami Slah Jeribi. Grâce à lui, Maya avait eu la gentillesse de venir à Nice pour parler de la place de la femme tunisienne dans la vie politique en Tunisie. C’était quand j’étais déléguée fédérale aux droits des femmes au sein du PS 06.
Maya était une femme courageuse, déterminée et combattante pour les droits des femmes. Son parcours politique est admirable. Elle nous quitte bien trop tôt.
Merci pour tout Maya. »

Fouzia Ayoub.

Le Parti socialiste et HES – Socialistes LGBT+ saluent la mobilisation en France à l’occasion de la journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie.

L’homosexualité reste pénalisée dans 72 pays du monde et est passible de la peine de mort en Afghanistan, en Arabie saoudite, au Brunei, en Iran, en Mauritanie, au Nigeria, au Pakistan, au Qatar, au Soudan, en Somalie, au Yémen et dans les territoires contrôlés par EI.

Au-delà des lois, il y a encore les pratiques : trop nombreux sont ceux qui subissent menaces, agressions et humiliations quotidiennes, dans les paroles ou dans les actes. En France même, un homme a été agressé par cinq jeunes gens à la sortie du métro des Chartreux à Marseille le 9 mai. Un des chefs de l’Eglise catholique évoque les familles homoparentales en parlant des « enfants victimes » sur France Inter le 7 mai. Un jeune homme réfugié en France, et volontaire à AIDES, est menacé d’expulsion vers la Guinée où il risque la prison et la violence sociale, son compagnon ayant déjà été immolé sous ses yeux. Un détenu de la maison d’arrêt de Troyes a été torturé dans la nuit du 28 au 29 avril par ses codétenus. Deux volontaires de AIDES – Poitiers ont été agressés alors qu’ils terminaient une action de prévention le 24 avril. Un commentateur sportif évoque une équipe de foot qu’il n’apprécie pas en parlant de « ces pédés-là » le 12 avril. Un couple d’hommes a été agressé rue Montorgueil à Paris le 4 avril. Un couple de femmes a été agressé dans un bus à Paris le 11 mars. Un couple d’hommes a été menacé de mort alors qu’il faisait ses courses au supermarché à Rueil-Malmaison le 3 mars. Deux personnes Trans ont été agressées dans le 17e arrondissement de Paris en janvier…

Le PS et HES appellent la France et l’Union européenne à renforcer la place de la lutte pour les droits humains des personnes LGBT+ dans leur action diplomatique et dans leur action publique, comme cela a été fait sous le précédent quinquennat avec la création de la DILCRAH, le plan de lutte et le soutien aux associations qui travaillent chaque jour sur le terrain.

Le Parti socialiste, fidèle à sa tradition et à son histoire, et HES, qui a 35 ans cette année, se tiennent aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui lutte contre les discriminations et la haine anti-LGBT, qui défendent les familles homoparentales et demandent l’ouverture de droits nouveaux comme l’accès de toutes les femmes à la PMA.

Le centre LGBT Côte d’Azur organise un rassemblement ce jeudi 17 mai à 18h30 Place Garibaldi. Ils souhaitent qu’un maximum de personnes soient vêtues de noir ^SG

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Proche-Orient : réaction du Parti socialiste.

Proche-Orient : réaction du Parti socialiste

14 mai 2018

Le Parti socialiste condamne la répression violente et disproportionnée des manifestations à Gaza ayant conduit à de nombreux morts et blessés parmi les manifestants palestiniens, le jour de l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Il adresse ses condoléances aux familles et aux proches des nombreuses victimes.

Il dénonce une nouvelle fois la décision unilatérale du Président Trump. Comme il était prévisible, celle-ci n’a fait que raviver les tensions, augmentant encore les risques de déstabilisation de la région

Le Parti socialiste réitère son appel à tous les acteurs régionaux, européens et internationaux pour œuvrer à une désescalade, préalable indispensable pour construire une paix durable. A l’heure où les États-unis ont décidé d’agir seuls sur de nombreuses questions fondamentales, le Parti socialiste appelle en particulier la France et l’Europe à renouer avec notre tradition diplomatique pour faire entendre une voix indépendante et forte dans la région et dans le monde.

— À lire sur www.parti-socialiste.fr/proche-orient-reaction-parti-socialiste/

« Violence partout, raison nulle part… » : la tribune d’Olivier Faure dans « le Monde »

« Violence partout, raison nulle part… »

Vous pouvez retrouver la tribune sur le site du Monde

Violence partout, raison nulle part… La formule est abrupte, mais elle traduit une évolution inquiétante. Le terrorisme, sur tous les continents, a déclaré la guerre à la vie et à la civilisation. Sur la planète, la liste est longue des conflits déclenchés par des Etats ou par des groupes armés, qui jettent sur les routes de l’exil des populations menacées par l’insécurité et la pauvreté.

De nouveaux pouvoirs autoritaires émergent et font de la brutalité et de la violence – des actes ou des mots – les ressorts de leur action. Poutine, Trump, Erdogan, Orban sont les incarnations de ce basculement.

La démocratie n’est plus – si elle l’a jamais été – le modèle attractif, naturel, absolu, irrésistible. Les pays démocratiques sont eux-mêmes traversés par des tensions nouvelles qui les fragilisent.

En France, le populisme n’est plus l’exclusivité des nationalistes. Il a gangrené jusqu’au centre de l’échiquier politique. Tout devient affaire de victoire des uns sur les autres, des uns contre les autres. Tout débat se transforme en combat et exige la défaite totale de l’adversaire.

Stratégie de la tension

Au-delà de la violence inacceptable de quelques groupuscules, cette brutalité s’exprime sans fard sur les réseaux sociaux dans le confort de l’anonymat qu’autorisent les pseudonymes. La politique s’y résume de manière croissante à la polémique.

Cette brutalité, c’est celle du débat public où la « disruption » vaut la conviction, la « transgression » fait la réputation. Dans les médias, le slogan a remplacé l’argument, l’agressivité devient le charisme. Cette violence, les partis et les responsables politiques peuvent choisir de s’en accommoder, voire de l’encourager et « en même temps » de la déplorer.

C’est le choix que le gouvernement confirme, mois après mois. Loin de chercher à établir des ponts, à engager le dialogue pour bâtir des compromis, l’exécutif cherche au contraire à exacerber les oppositions les plus radicales, à mener une stratégie de la tension, à engager un face-à-face commode avec les positions les plus marginales, pour mieux se poser comme l’unique représentant de la mesure.
« Le pays aurait le choix entre deux maux, la purge libérale ou l’avènement des extrêmes. »

En témoigne sa volonté, face aux cheminots, aux fonctionnaires, aux étudiants ou aux retraités, de mettre en scène sa fermeté qui est surtout une fermeture. En résulte son mépris pour la négociation avec les partenaires sociaux, les associations, les ONG, les collectivités territoriales, ou les parlementaires…

Cette stratégie de la décomposition politique est assumée comme instrument de légitimation d’un agenda politique lui-même injuste et brutal en matière fiscale, sociale, sociétale, institutionnelle. Le pays aurait le choix entre deux maux, la purge libérale ou l’avènement des extrêmes.
Assèchement du débat public

Un tel assèchement du débat public, une telle absence d’espérance collective, le sentiment d’injustice que vient encore nourrir l’amnistie pour les exilés fiscaux, alimentent des colères sociales légitimes qui sont aussi une demande de dialogue et d’écoute.

Les Français résistent, car ils ne confondent pas la modernisation du modèle social et sa démolition. La stratégie dangereuse du pouvoir conduit à l’affrontement de tous contre tous, et entraîne le pays sur un volcan dont l’éruption devient chaque jour plus prévisible.

L’autre choix qui s’offre à chacun – responsable politique, acteur de la société civile, citoyen – consiste à refuser la brutalité au nom d’une conviction : la démocratie est fragile. Pour la fortifier et la conforter, la tempérance doit être préférée à la véhémence, la coopération à la compétition, la cohésion sociale à la division fiscale, la collégialité à la verticalité. Il n’y a là ni faiblesse ni mollesse mais justesse et sagesse.

Aux brutalités, identitaire, communautaire, idéologique, partisane, la politique doit opposer des réponses qui rassemblent, et non qui divisent ou stigmatisent : le soutien aux services publics, la décentralisation, l’économie de l’investissement collectif – technologique, écologique, social, culturel –, la démocratie dans l’entreprise, la progressivité de l’impôt, l’accès à la santé partout et pour tous, le respect du Parlement, des contre-pouvoirs et des corps intermédiaires, l’éducation tout au long de la vie, la participation des citoyens à la fabrique de la loi et des choix, la laïcité…
Régner plus que gouverner

La volonté jupitérienne de régner plus que de gouverner conduit le président de la République à privilégier l’affrontement sur le rassemblement, c’est-à-dire la pire des politiques qui, demain, peut nous entraîner vers la politique du pire.
« L’aspiration à la citoyenneté républicaine, l’entente européenne, la fraternité humaine sont vitales à la démocratie et à l’avenir. »

Agir devrait au contraire être l’art de fédérer, d’entraîner un pays sur des bases communes, de lui faire partager une vision de notre société et de son avenir. « La démocratie est d’abord un état d’esprit », écrivait Pierre Mendès France dans La République moderne (Gallimard, 1962). Il faisait siens le refus de la brutalité et le rejet de la violence.

L’aspiration à la citoyenneté républicaine, l’entente européenne, la fraternité humaine sont vitales à la démocratie et à l’avenir. La démocratie est une idée neuve. Elle est vulnérable et sa victoire n’est pas irréversible.

A l’heure où la verticalité des uns fait écho au populisme des autres, dans une commune brutalité qui fragilise la démocratie, je revendique une autre méthode. Une méthode qui fonde l’action publique et le changement sur l’écoute, le dialogue, le compromis, le consentement, la valorisation du pluralisme et le respect de la liberté et de l’autonomie de chacun.

Je ferai entendre cette voix, aujourd’hui bien singulière, dans le paysage politique français. La démocratie ne peut être qu’un humanisme qui fait prévaloir l’esprit des Lumières sur celui de la déraison. C’est l’héritage républicain que nous a laissé Jean Jaurès. Jusqu’à présent, il n’a pas d’autres héritiers que les socialistes.

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